Fin des aides au biogaz : quelle voie choisir ?
Les installations construites entre 2008 et 2013, bénéficiant du tarif forfaitaire prévu par l'arrêté ministériel de 2012 (jusqu'à 280 €/MWh pendant quinze ans), arriveront au terme de leur période d'éligibilité entre 2023 et 2028. À l'échéance, l'énergie revient au prix du marché, le BIO-PMG garantissant un seuil minimum : une mesure transitoire, conçue pour accompagner cette transition et orienter le secteur vers le biométhane. La différence de revenus est nette et oblige à prendre une décision. Vous trouverez ici les cinq options comparées et, ci-dessous, chacune d'entre elles en détail ; nous en discuterons ensuite en fonction des chiffres de votre installation.
Les options en détail
Chaque voie n'a de sens que sous certaines conditions liées à l'implantation, au marché et au moment choisi. Voici ce que chacune implique, avec les chiffres qui comptent.
Poursuivre avec le BIO-PMG
À l'expiration du tarif, l'énergie est vendue sur le marché et le BIO-PMG, c'est-à-dire les prix minimaux garantis pour le biogaz et la biomasse mis à jour par l'ARERA dans sa délibération n° 174/2026, assure une rémunération minimale. À compter du 1er juillet 2026, la composante destinée à couvrir les coûts fixes est liée aux heures de fonctionnement, avec un plafond d'heures équivalentes par semestre. Pour 2026, aucune réduction n’est prévue, car les dépenses restent en deçà des seuils du système ; le budget augmente jusqu’à atteindre un pic en 2028, puis diminue, avec des réductions attendues à partir de 2029. C’est la solution la plus simple à court terme, mais elle est, par nature, transitoire : elle se justifie lorsque l’installation est encore performante et que les autres options ne sont pas encore prêtes, mais ne constitue pas une perspective à long terme.
Conversion au biométhane
Le raffinage du biogaz et son injection dans le réseau sous forme de biométhane constituent souvent l'option la plus viable économiquement pour ceux qui ne bénéficient plus des aides à la production d'électricité. Le dispositif de soutien spécifique du PNRR, une subvention gérée par le GSE comprenant une aide financière et un tarif, a clôturé la phase d’admission en juin 2026 : ceux qui disposent d’un accord de concession doivent mener à bien leur projet dans les délais, soit dans un délai d’environ deux ans ; pour les autres, la rentabilité s’évalue en fonction des fondamentaux du gaz renouvelable. Ce n’est pas bon marché : l’unité de valorisation à elle seule coûte entre 1 et 2,5 millions d’euros, et la reconversion complète d’une installation agricole se chiffre en millions. Elle nécessite de répondre à certains critères en termes de taille, de sources de matière première et de proximité du réseau de gaz. Pour en savoir plus, consultez la page consacrée à la conversion au biométhane.
Modernisation ou remotorisation
Lorsqu'une installation a pris de l'âge mais qu'elle a encore plusieurs années de fonctionnement devant elle, on intervient sur le cogénérateur et ses composants pour retrouver rendement, efficacité et fiabilité. Il s'agit d'un investissement ciblé, que nous évaluons en fonction du retour sur investissement réel : pour une installation dont la période de subvention touche à sa fin, le délai de rentabilité doit être court. Une partie des interventions de modernisation faisait partie de celles pouvant être financées par le PNRR, au même titre que les reconversions, pour les projets admissibles jusqu’en juin 2026. Cela n’a de sens que lorsque les chiffres indiquent qu’il vaut la peine de maintenir l’installation en service, et non pas en tant qu’intervention systématique.
Cession
La vente de l'installation est une option concrète, sur un marché où le biogaz figure parmi les moteurs des opérations d'acquisition en Italie. Les acquéreurs sont des opérateurs industriels et financiers, des fonds, des services publics et des sociétés du secteur pétrolier et gazier, souvent intéressés par le rachat d'installations précisément pour les convertir au biométhane. Le prix dépend davantage de la durée de validité restante de la subvention, de l'état de l'installation et de son aptitude à la conversion que de sa puissance nominale. Nous préparons la cession du côté du vendeur : un état des lieux technique et économique de l'actif, une estimation de la durée de vie résiduelle et des risques, afin d'aborder la négociation avec une évaluation solide et documentée.
Mise hors service
Lorsque aucune autre solution n'est viable d'un point de vue financier, la fermeture de l'installation et la remise en état du site constituent un choix légitime, à aborder selon la même approche que les autres. Il faut prendre en compte les coûts de démantèlement et de remise en état, la gestion des stocks et du digestat dans le respect des contraintes de la directive sur les nitrates, ainsi que la valeur éventuelle de récupération des composants. Nous évaluons cette option au même titre que les autres, selon les mêmes critères, afin que la décision de fermeture soit fondée sur des chiffres.
Quels sont les critères à prendre en compte pour prendre une décision ?
Ce n'est pas une question de principe, mais de chiffres : quatre éléments pèsent plus que tout le reste.
État et rendement de l'installation
Rendement de la centrale de cogénération, coûts d'entretien et fiabilité : quelle production peut-elle encore assurer et à quel prix ?
Éligibilité à la conversion
La taille, les matrices disponibles et la proximité du réseau de gaz déterminent si le biométhane est une option viable.
Avantages à long terme
Comparaison des options sur plusieurs années : ce qui est avantageux dans l'immédiat peut ne plus l'être à long terme.
Obligations et contrats
La biomasse, le digestat et les approvisionnements ont une incidence sur chaque option et doivent être examinés avant de prendre une décision.
Comment nous vous accompagnons
Nous commençons par réaliser un diagnostic technique et économique de l'installation, nous comparons les différentes options à partir de chiffres concrets et nous définissons avec le maître d'ouvrage la stratégie la plus solide. Si la décision est prise, nous l'accompagnons dans la mise en œuvre, avec la même équipe qui a mené le diagnostic.
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Un premier bilan de l'installation à l'issue de la période d'aide.
Décrivez-nous l'état actuel de votre installation : nombre d'années de fonctionnement, situation concernant les aides financières, état de la centrale de cogénération. Nous vous répondrons par une première analyse technique et économique, en toute confidentialité, qui comparera les options réellement envisageables.